Articles

Revue “Sciences Eaux & Territoires” numéro 35 : Les démarches en sciences participatives

 

La revue “Sciences Eaux & Territoires” de l’INRAE consacre son numéro spécial de juin 2021 aux démarches participatives pour penser ensemble la gestion de l’eau et des territoires.

Le numéro 35 de la revue “Sciences Eaux & Territoires” de l’INRAE est destiné aux personnes intéressées par les démarches participatives, qu’elles soient gestionnaires, praticiens, chercheurs, privés, société civile… Il est basé sur différentes expériences concrètes en France et dans le monde.
Il présente notamment différentes méthodes participatives (jeux de rôles, prospective, observatoires, ingénierie de la participation, planification participative), diverses thématiques (réutilisation des eaux usées traitées, pollutions diffuses, eaux souterraines, inondations, assainissement) et des contextes variés (Brie, Charente, Drôme, Adour, Cèze, Têt, Luberon, Sénégal, Tunisie, Nouvelle-Calédonie, Cameroun).

 

 

 

Au sommaire plusieurs articles

  • Des démarches participatives pour penser ensemble la gestion de l’eau et des territoires – Introduction
  • Regards croisés – Le contexte de la participation citoyenne dans la gestion de l’eau en France
  • L’approche COOPLAGE – Quand les acteurs modélisent ensemble leur situation, principes ou plans pour décider et changer durablement, en autonomie
  • Entretien – Le développement de la culture de la participation : avancées et réflexions
  • L’ingénierie de la participation : préparer et penser une démarche participative
  • La facilitation territoriale, un métier à développer et à défendre : une expérience tunisienne
  • Focus – Participation et construction de l’acceptabilité sociale : fantasme ou réalité ?
  • Concevoir et utiliser des jeux de rôle pour la gestion de l’eau et des territoires
  • Focus – Le kit de jeu de rôle pédagogique « L’Eau en Têt » : un outil pour éduquer à la participation ?
  • Planifier des systèmes d’assainissement avec les acteurs en intégrant des connaissances techniques expertes : enjeux de modélisation et transfert de WasteWAG au Sénégal
  • La politique de l’eau partagée en Nouvelle-Calédonie : retour d’expériences sur un dispositif de co-construction et de co-planification
  • Détour par le futur : la prospective comme moyen d’engager les acteurs dans la planification des eaux souterraines
  • Des observations participatives pour mieux caractériser les inondations, ressources en eau, et leurs impacts
  • Évaluer une démarche participative
  • Focus – La « Boussole de la participation », une application pour construire et évaluer les démarches participatives
  • Participer, c’est aussi apprendre !
  • En direct des territoires : Retour d’expérience sur une démarche participative de grande ampleur à destination des citoyens du bassin versant de la Drôme

Accéder aux articles

CIMAE : Projet de sciences participatives pour protéger les zones humides d’altitude

CIMaE (Climatic Impact on Mountain Aquatic Ecosystems): un projet de recherche inédit pour protéger les zones humides d’altitude

France Nature Environnement (FNE) en Rhône-Alpes, lance donc Climae, un projet inédit de sciences participatives pour étudier, mieux comprendre l’évolution face au changement climatique des zones humides d’altitudes.

L’objectif est d’étudier les zones humides d’altitude et leur biodiversité, afin de mieux les protéger.

Le projet CIMaE se déroulera sur quatre ans et en trois axes.

Axe 1 – Dans un premier temps, l’objectif sera de récolter des données concernant la localisation et les typologies des zones humides d’altitude. Nous nous intéresserons aussi à l’impact des changements climatiques sur ces dernières.

Axe 2 – Nous étudierons la réponse des communautés (odonates, amphibiens…) à différents paramètres (température de l’eau, connectivité…).

Axe 3 – Nous modéliserons les distributions actuelles et futures des espèces d’altitude.

 

Pour en savoir plus

Plaquette de présentation du projet

L’Inrae lance le projet Explore 2 : Stratégies de gestion de l’eau face aux impacts du changement climatique

Le projet Explore2, porté par l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) et appuyé par l’Office International de l’Eau (OiEau), s’inscrit dans la suite de l’étude Explore 2070 (2010-2012) portée par le ministère de la transition écologique. Ce nouveau projet est officiellement lancé en juillet 2021.

Financé par le ministère de la transition Ecologique (direction générale de l’aménagement, du logement et de la nature, direction générale de l’énergie et du climat, direction générale de la prévention des risques) et l’Office Français de la Biodiversité, Explore2 a pour objectif, d’ici 2024, d’actualiser les connaissances sur l’impact du changement climatique sur l’hydrologie à partir des dernières publications du GIEC[1], mais aussi d’accompagner les acteurs des territoires dans la compréhension et l’utilisation de ces résultats pour adapter leurs stratégies de gestion de la ressource.

L’objectif est d’anticiper les conflits potentiels à venir avec la rareté de cette ressource naturelle.

 

Ce projet s’articule autour de plusieurs volets

le volet scientifique du projet sera consacré à évaluer l’impact du changement climatique sur la ressource en eau sur l’ensemble du XXIe siècle et dans la France Métropolitaine.

Le second volet du projet Explore2, coordonné par l’OiEau, ambitionne de renforcer la concertation avec les utilisateurs des résultats (comités de bassin, agences de l’eau, collectivités, bureaux d’étude). Ils permettront aux territoires d’initier des démarches prospectives territoriales sur les usages de l’eau et les conditions de sa gestion durable, et de mettre en place des mesures d’adaptation adéquates.

Le dernier volet concerne des activités de sensibilisation, de communication et de formation, en lien avec le projet LIFE Eau&Climat également coordonné par l’OiEau

 

Pour en savoir plus

Autres articles en lien

Culture du risque – Les clefs pour mieux impliquer les populations

La culture du risque, c’est quoi ?

Que faire en tant qu’élu ?

Citoyen, acteur de sa propre sécurité ?

La culture du risque correspond à la connaissance par tous les acteurs (élus, techniciens, citoyens…) des risques majeurs et à l’appréhension de la vulnérabilité des enjeux.

La culture du risque intègre la notion de perception du risque qui correspond aux éléments psychologiques et émotionnels jouant un rôle déterminant dans les modes d’action des individus et des groupes.

Consulter

Gestion intégrée de l’eau en milieu urbain

 

Gestion intégrée de l’eau en milieu urbain : Aménagements végétalisés de gestion des eaux pluviales.

Le CEREMA édite une série de fiches dédiée à la capitalisation et au partage de connaissances sur les aménagements végétalisés de gestion des eaux pluviales.

L’accent est mis sur les services écosystémiques rendus par ces aménagements.

Consulter

 

4ème Conférence internationale I.S RIVERS sur les fleuves et les grandes rivières du monde

La conférence internationale I.S.Rivers porte sur les recherches et actions au service des fleuves et grandes rivières, qu’ils soient naturels ou fortement anthropisés. Elle vise à favoriser un croisement des approches et un dialogue entre tous les acteurs.

L’objectif de ce colloque est de permettre un réel dialogue entre les scientifiques d et les gestionnaires de grandes rivières.

Ce colloque se déroulera du 21/06/2021 au 25/06/2021, à Lyon.

Pour cette édition hors normes, 2 rendez-vous :
> des webinaires en juin 2021, et
> le format présentiel du 4 au 7 juillet 2022.

Pour en savoir plus

Journée d’échanges : Le partage de l’eau : concerter, anticiper et agir ! 6 juillet 2021 à Lyon

L’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse vous invite à sa journée d’échanges sur ce sujet crucial pour l’avenir de nos territoires : LE PARTAGE DE L’EAU !, le 06 juillet 2021 à Lyon Campus Saint-Paul

Pour prévenir les crises de l’eau et les conflits d’usage, il est nécessaire d’anticiper et d’organiser le partage de l’eau entre les usagers à l’échelle des territoires. Cette démarche est déjà bien engagée grâce à la concertation et à l’élaboration de plans de gestion. Vient ensuite le temps de la mise en œuvre des actions, à commencer par les économies d’eau.

 

Où en sommes-nous ? Pourquoi et comment garder le cap des ambitions affichées ? Quelle place donner aux démarches prospectives pour préparer l’avenir ?

 

Elus et techniciens des collectivités, représentants du monde agricole et de l’industrie, acteurs associatifs, usagers de l’eau, venez vous informer et échanger sur ce sujet crucial pour l’avenir de nos territoire

Programme

Inscription

Aix-Marseille : vers des campus désimperméabilisés

Sur deux sites de l’université Aix-Marseille, une étude est lancée en vue de désimperméabiliser et de permettre à l’eau de s’infiltrer.

Une équipe pluridisciplinaire travaille à la définition de solutions efficaces et à leur démultiplication sur d’autres campus.

Extrêmement urbanisés et bétonnés, les sites de Saint-Charles et Saint-Jérôme de l’Université Aix-Marseille accordent peu de place aux espaces verts et à des sols perméables favorisant l’infiltration des eaux de pluie, explique Alain Sandoz, directeur du service pluridisciplinaire à la faculté des sciences de l’université.

Celles-ci sont évacuées par le réseau d’égouts avec le risque de saturation et d’inondation”. La situation, commune à de nombreux campus, a inspiré au professeur un sujet d’étude lancé en début d’année avec l’ingénieure Laure Moreau sur les deux sites pilotes marseillais. Bénéficiant de 187 000 euros d’aides de l’agence de l’eau dans le cadre de son “Plan rebond”, la démarche vise à définir des moyens de désimperméabilisation sur les campus et à développer un protocole pour démultiplier les projets.

“Il s’agit d’apporter des réponses concrètes, de montrer ce qu’il est possible de faire pour infiltrer l’eau et développer la biodiversité nécessaire à une évapotranspiration bien utile l’été, indique Laure Moreau. Si les retours d’expériences sont nombreux dans d’autres villes, le climat méditerranéen et le contexte fortement contraint des campus choisis en font des projets atypiques”.

Une équipe pluridisciplinaire a été réunie, comprenant une douzaine d’enseignants chercheurs de l’université, ainsi que plusieurs groupes d’étudiants.

“Le projet bénéficie aussi du soutien des directeurs de sites, des équipes logistiques… L’implication est forte, ce qui nous permet de nous appuyer sur de larges savoir-faire des équipes de recherche en biodiversité urbaine, hydrogéologie, physico-chimie, hydrologie, sociologie… “, se félicite Alain Sandoz. À terme, un diplôme universitaire pourrait voir le jour et capitaliserait sur ces recherches en vue de former les futurs aménageurs de demain et les personnels des collectivités en charge de l’urbanisme. Le projet est entré en phase opérationnelle en mars dernier. Les premiers résultats sont attendus pour la fin de l’année.

En savoir plus

 

Et si les zones humides étaient un atout pour votre territoire

L’agence de l’eau publie un livret argumentaire sur les multiples bénéfices liés à la préservation et à la restauration des zones humides. Destiné aux élus, ce document est rédigé sous la forme de fiches pratiques et illustré de nombreux retours d’expériences, témoignages et chiffres clés.

Toutes les bonnes raisons d’agir résumées en 42 pages !

Les zones humides disparaissent sous les pressions d’artificialisation et d’urbanisation alors qu’elles constituent notre assurance vie ! Elles sont indispensables au bon équilibre de nos territoires tant sur le plan environnemental que socio-économique. Il est urgent d’agir pour stopper leur disparition et leur dégradation !

Témoignages, exemples d’actions à mettre en œuvre à l’attention des décideurs

Pour en savoir plus

Consulter ou télécharger le livret

 

Guide technique : Les adous, des cours d’eau indispensables

La Maison régionale de l’eau et le Conservatoire des espaces naturels PACA ont mené un travail d’inventaire de la faune et de la flore aquatiques des adous des Alpes du sud, couplé avec une étude du régime hydrologique et thermique, dans le cadre de l’appel à projets biodiversité soutenu par l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse.

Les résultats révèlent une diversité biologique importante dans ces milieux. Plusieurs espèces très rares ont été découvertes, d’autres n’avaient jamais été recensées dans la région ou dans les départements concernés.

L’analyse des débits et des températures a permis de dresser le cadre de vie des peuplements. Une typologie a été définie à partir de l’analyse des adous, choisis a priori pour leur état préservé. Ces références permettent ainsi d’avoir de caractériser l’état des adous.

A partir de cette étude et des retours d’expérience locaux, un guide a été élaboré afin de donner des éléments de connaissance et d’aide à la gestion en contexte agricole.

Consulter ou télécharger le guide

Visionner la vidéo