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Un nouveau paradoxe de la conservation dans les réserves marines, révélé par l’ADN environnemental

Une étude collaborative menée en Méditerranée par l’EPHE-PSL, avec l’Université de Montpellier et l’Université de Perpignan, révèle que si certaines espèces de poissons dépendent des mesures de protection pour persister, d’autres restent inféodées à une mer anthropisée.

Publiés le 28 avril dans la revue Proceedings of the Royal Society B, ces résultats remettent en question les indicateurs actuels de mesure du bon état écologique d’un écosystème et amènent à repenser la stratégie de conservation des espèces.

L’étude française a été menée par un large consortium composé de chercheurs de l’École Pratiques des Hautes Études (EPHE), de l’Université de Montpellier, de l’Université de Perpignan et de leurs partenaires (Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, SpyGen et Andromède Océanologie). L’objectif des chercheurs était de caractériser de manière plus exhaustive la biodiversité des poissons à l’intérieur mais aussi à l’extérieur de 6 réserves marines et ainsi de mieux évaluer l’impact des mesures de protection grâce à l’analyse de l’ADN environnemental.

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Guide technique : Les adous, des cours d’eau indispensables

La Maison régionale de l’eau et le Conservatoire des espaces naturels PACA ont mené un travail d’inventaire de la faune et de la flore aquatiques des adous des Alpes du sud, couplé avec une étude du régime hydrologique et thermique, dans le cadre de l’appel à projets biodiversité soutenu par l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse.

Les résultats révèlent une diversité biologique importante dans ces milieux. Plusieurs espèces très rares ont été découvertes, d’autres n’avaient jamais été recensées dans la région ou dans les départements concernés.

L’analyse des débits et des températures a permis de dresser le cadre de vie des peuplements. Une typologie a été définie à partir de l’analyse des adous, choisis a priori pour leur état préservé. Ces références permettent ainsi d’avoir de caractériser l’état des adous.

A partir de cette étude et des retours d’expérience locaux, un guide a été élaboré afin de donner des éléments de connaissance et d’aide à la gestion en contexte agricole.

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École d’été “Biodiversité & Vecteurs”  14 au 17 septembre 2021 à la Tour du Valat.

La Key Initiative Muse « Risques infectieux et vecteurs »  (KIM RIVE, Université de Montpellier), dirigée par Didier Fontenilles, directeur de recherche à l’UMR MIVEGEC, organise une école d’été « Biodiversité & Vecteurs » du 14 au 17 septembre 2021 à la Tour du Valat.

Le lien entre perte de biodiversité et émergence de maladies, y compris vectorielles, est très souvent mis en avant, mais le rôle des vecteurs comme composante de la biodiversité, les impacts de la lutte contre les vecteurs sur la biodiversité, ainsi que les effets de la biodiversité sur les vecteurs et les maladies à transmission vectorielle restent assez peu explorés. Ce sont ces axes qui seront abordés à l’occasion de cette école d’été qui combinera des ateliers de réflexion, de méthodologie et du terrain.

Public visé

La participation de doctorants ou post doctorants sera privilégiée, mais l’évènement est ouvert à tout chercheur, ingénieur ou professionnel travaillant en lien avec la thématique.
L’appel est ouvert à l’international, aucune restriction géographique ne s’applique mais l’école d’été se déroulera en français sauf exception.
Les candidats doivent s’engager à participer à l’ensemble de l’école d’été.

Pour en savoir plus

Programme Prévisionnel

« Méditerranée Vivante », une source inédite de données sur l’évolution de la biodiversité méditerranéenne

Une équipe de scientifiques coordonnée par la Tour du Valat publie aujourd’hui « Méditerranée Vivante », un rapport détaillé sur l’évolution de la biodiversité méditerranéenne depuis 1993.

« Méditerranée Vivante », un état des lieux sans équivoque sur la biodiversité méditerranéenne

Les ressources naturelles du bassin méditerranéen assurent la prospérité des sociétés humaines depuis des millénaires. Pourtant, la biodiversité de cette région d’exception est gravement menacée.

Le changement climatique y est plus rapide et l’impact des activités humaines plus fort qu’ailleurs avec pour conséquence directe, selon le rapport « Méditerranée Vivante », l’effondrement de sa biodiversité.

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Réussir l’aménagement de son territoire en préservant la biodiversité aquatique

Alerter et sensibiliser les collectivités aux enjeux et aux pressions que subit la biodiversité aquatique.

 

La Région Sud Provence Alpes Côte d’Azur, l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse, l’Office Français de la Biodiversité, l’Agence Régionale de la Biodiversité et de l’Environnement Provence Alpes Côte d’Azur, l’Association Régionale des Fédérations de Pêche et Protection des Milieux Aquatiques de Provence Alpes Côte d’Azur, la Maison Régionale de l’Eau et la Tour du Valat ont uni leurs forces pour rédiger ensemble un document permettant de prendre conscience de ces enjeux et pressions, de donner des exemples d’actions conduites par des collectivités et surtout de donner l’envie et les moyens d’agir pour préserver cette biodiversité aquatique essentielle à nos territoires.

 

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Retours d’expérience: aménager son territoire en préservant la biodiversité aquatique]

 L’OREMA (Observatoire régional eau et milieux aquatiques en Provence-Alpes-Côte d’Azur) vous invite à découvrir de nouveaux retours d’expériences de collectivités en région qui ont réalisé des aménagements préservant la biodiversité aquatique.

Sous la forme de fiche vous pourrez découvrir les retours d’expérience de plusieurs collectivité en région.

Les dernières fiches publiées:

 

Création de nouveaux parcs naturels régionaux et d’une réserve naturelle

Création de nouveaux parcs naturels régionaux et d’une réserve naturelle

170 réserves naturelles en France

À l’occasion du Conseil de défense écologique du 27 juillet, le ministère de la Transition écologique a annoncé la création de nouvelles aires protégées en faveur de la biodiversité. Ainsi, une nouvelle réserve nationale fait son apparition en Alsace. Il s’agit de la réserve du massif forestier de la Robertsau et de La Wantzenau dans le Bas-Rhin. Aujourd’hui, la France compte près de 170 réserves nationales de ce type, avec un haut niveau de protection.

50 PNR

La France compte aussi désormais deux parcs naturels régionaux (PNR) de plus : celui du Mont-Ventoux (Vaucluse) et celui de la Baie de Somme-Picardie maritime (Somme). La présence d’espaces présentant un intérêt naturel, culturel ou paysager de niveau national. Chaque parc a pour mission la protection et la gestion de ce patrimoine, le développement économique et social ainsi que l’accueil, l’éducation et l’information du public. Le niveau de protection environnemental est moindre qu’une réserve naturelle. La France totalise une cinquantaine de PNR.

Une question sensible

Selon la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, avec ces créations, la France atteint le taux de 30 % de son territoire terrestre et marin protégé (Outre-mer inclus). Reste à savoir précisément quelle proportion de ce territoire est sous protection forte. Une question sensible à l’heure où le Gouvernement peaufine ses nouvelles stratégies de création d’aires protégées terrestres et marines. Sous la pression des ONG, mécontentes de la tournure que prennent les travaux : « la stratégie se concentre davantage sur la quantité plutôt que sur la répartition équilibrée de ces zones de protection forte, sur l’ensemble du domaine maritime. Atteindre 10 % de protection forte en termes de surface, sans s’engager sur la représentativité des AMP sur l’ensemble des façades et écorégions qui constituent le domaine maritime français n’aurait pas de sens », alertent un collectif d’associations.

Pour plus d’information.

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Sentinelles de la nature : l’appli des justiciers de l’environnement

Sentinelles de la nature : l’appli des justiciers de l’environnement

Un site et une application pour une action citoyenne environnementale

Qui n’a jamais voulu faire connaître au monde entier une idée en faveur de l’environnement développée près chez soi ? Ou mettre en lumière une atteinte manifeste à l’environnement ? Avec le projet Sentinelles de la Nature, chacun dispose désormais d’un moyen d’agir facilement en quelques clics. Découvrez le site sentinellesdelanature.fr et son application mobile fraîchement lancée et disponible sur Google Play et Apple Store.

Comment agir sur le territoire ?

Le site internet et l’application des Sentinelles de la nature permettent aux utilisateurs de contribuer à la préservation de la planète en signalant directement les atteintes ou initiatives favorables à l’environnement sur une carte participative. Ces informations sont transmises aux référents associatifs de la région pour revue et éventuelle proposition d’action lorsqu’il s’agit d’une atteinte à l’environnement

Les citoyens deviennent alors « Sentinelles » et peuvent, grâce à un système de suivi, connaître l’état d’avancement des démarches entreprises. Par la suite au fil des démarches  ils peuvent modifier leur signalement en apportant par exemple de nouveaux éléments. Les « Sentinelles » qui le souhaitent peuvent donc rester des contributeurs actifs pour mettre fin aux atteintes à l’environnement.

Sentinelles de la nature : un projet fédéral de grande ampleur

La petite graine ne cesse de croître. Né en Auvergne Rhône Alpes, à l’initiative de la FNE AURA puis de la FRANE, le projet a ainsi été repris par France Nature Environnement pour le déployer à l’échelle nationale. 9 Fédérations régionales associatives, qui couvrent donc différents territoires, ont aujourd’hui rejoint le projet : l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Bourgogne Franche-Comté, la Bretagne, le Grand Est, le Limousin et la Normandie. Cet outil permet au mouvement FNE de renforcer sa veille écologique en sensibilisant et mobilisant largement les citoyens et les acteurs du territoire. Gratuit et sans publicité, l’initiative embrasse la volonté collective, toujours plus prégnante dans notre société, d’agir concrètement pour l’environnement.

Ainsi pour plus d’actualités du FNE PACA.

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Appel à projets « Atlas de la biodiversité communale »

Appel à projets « Atlas de la biodiversité communale »

L’Office français de la biodiversité (OFB) lance  un  appel à projets « Atlas de la biodiversité communale ».  L’OFB donne donc l’occasion aux communes et intercommunalités de réaliser un diagnostic précis de leur territoire. Ce diagnostic vise ainsi à mieux préserver et valoriser leur patrimoine naturel.

Qu’est-ce qu’un ABC ?

Véritable outil stratégique de l’action locale, les ABC offrent, bien au-delà d’un simple inventaire naturaliste, une cartographie des enjeux de biodiversité à l’échelle d’un territoire donné. La mise en œuvre d’un ABC s’appuie ainsi sur trois axes essentiels :

  • sensibiliser et mobiliser les élus, les acteurs socio-économiques et les citoyens à la biodiversité ;
  • mieux connaître la biodiversité sur le territoire d’une commune ou d’un groupe de communes et identifier les enjeux spécifiques liés ;
  • faciliter la prise en compte de la biodiversité et aider à la prise de décisions lors de la mise en place des politiques communales ou intercommunales.

1156 communes et intercommunalités

Depuis 2017,  107 projets en métropole et dans les Outre-mer ont ainsi bénéficié années du soutien de l’OFB.

Ces projets impliquent plus de 1150 communes et intercommunalités qui bénéficieront à terme d’une connaissance précise et chiffrée de la biodiversité. Cette connaissance permettra donc de mieux intégrer les enjeux de leur territoire dans leurs politiques locales.

Cette année encore, deux millions d’euros seront consacrés à la mise en place « d’Atlas de la biodiversité communale ».

 

Comment répondre à cet appel à projets ?

Les « Atlas de la biodiversité communale » s’adressent aux communes et structures intercommunales. Le dossier de candidature et le règlement administratif de l’appel à projets seront communiqués dès juillet sur https://ofb.gouv.fr/.

Pour bien comprendre la démarche, voici le guide du ministère en charge de l’Environnement, publié en octobre 2014 : « Atlas de la biodiversité communale : s’approprier et protéger la biodiversité de son territoire, guide ABC ».

Calendrier

L’appel à projets sera lancé en juillet prochain et les candidats auront 8 semaines environ (jusque septembre) pour y répondre afin de permettre la mise en œuvre dès 2021. Rendez-vous dès juillet sur https://ofb.gouv.fr/ pour avoir les informations relatives au projet et le règlement administratif de consultation.

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